
113 "Les princes de la ville" (1999)
Alariana / Double H
- Intro
- Ouais Gros
- 1001 nuits (feat. Big Red)
- Tonton des îles
- Les regrets restent (feat. Boss1 du 3° Oeil)
- Hold-up (feat. Intouchable)
- Reservoir drogue
- Jackpotes 2000
- Face à la police (feat. Faya Dem)
- Tonton du bled
- Main dans la main (feat. 113 Clan)
- Sans retour
- Les princes de la ville

Car à y regarder de plus près "Les princes de la ville" peut s'apparenter à une usine à tubes ! D'abord "Ouais gros", morceau un brin électro signé encore et toujours par le grand DJ Mehdi, avec sa boucle ultra accrocheuse volée au Kraftwerk qu'Afrika Bambaataa avait déjà "emprunté" pour l'un des premiers titres de l'histoire du rap : "Planet rock". Gros : expression désignant un ami popularisée par le 113 (cf. le dico de ton quartier).
"Hold-up" donc... Autant la FF bof bof, autant Pone a toujours fait des prods excellentes ! Un single improbable quand on y pense, une histoire à base de guns, de saucissonnage et de course poursuite. Mais rien est impossible pour la Mafia K'1-Fry. Ideal J, Manu Key ou encore Rohff nous l'ont également prouvé avec des titres phares tranchant avec les niaiseries radiophoniques qu'on avait l'habitude d'entendre ("ouvre les yeux, je t'emmène en voyage dans les nuages...").
"Jackpotes 2000" ensuite. Ahhh là on touche un point sensible ! Le rap français peut-il faire bouger des culs en club ? Hé bah ouais gros ! Qu'est-ce que c'était bon de taper des petits pas de danse sur ce morceau... Funky à souhait et, il faut dire ce qui est, aussi kitch que le retour de la roue de la fortune sur TF1 !
Titre super léger à l'image d'un "Tonton du bled" qui l'air de rien rentrera dans le crane de chacun d'entre nous pour y resté scotché pendant encore quelques années. C'était pas évident d'arriver avec cette boucle orientale mais Rim-K avait décidé de se faire plaisir pour son solo. Les origines ont toujours eu une place importante dans la musique de ce groupe. On retrouve d'ailleurs A.P. avec un "Tonton des îles" bien en-dessous de la qualité du titre de l'autre tonton mais néanmoins sympathique a écouter, surtout pour tous ceux qui comme moi ont connu les chaleurs tropicales des Antilles (pawol a ti mal hein Nico ?).
Et enfin le titre éponyme, gros hymne à la jeunesse des cités françaises. Déjà que Rim-K et A.P. ne sont pas vraiment reconnus pour rapper dans les temps, cette prod rapide de Mehdi s'inspirant du titre de Curtis Mayfield "Make me believe in you" n'arrange pas grand chose... Mais on s'en balance ! On écoute pas 113 pour la technique du flow, ni même pour leurs talents d'écriture, mais parce que de leur rap se dégage un côté "vrai", sincère avec eux-mêmes et avec leur public. Et quoi que les mauvais langues racontent, ils ont gardé cet état d'esprit 10 ans après leurs débuts discographiques.
"Hold-up" donc... Autant la FF bof bof, autant Pone a toujours fait des prods excellentes ! Un single improbable quand on y pense, une histoire à base de guns, de saucissonnage et de course poursuite. Mais rien est impossible pour la Mafia K'1-Fry. Ideal J, Manu Key ou encore Rohff nous l'ont également prouvé avec des titres phares tranchant avec les niaiseries radiophoniques qu'on avait l'habitude d'entendre ("ouvre les yeux, je t'emmène en voyage dans les nuages...").
"Jackpotes 2000" ensuite. Ahhh là on touche un point sensible ! Le rap français peut-il faire bouger des culs en club ? Hé bah ouais gros ! Qu'est-ce que c'était bon de taper des petits pas de danse sur ce morceau... Funky à souhait et, il faut dire ce qui est, aussi kitch que le retour de la roue de la fortune sur TF1 !
Titre super léger à l'image d'un "Tonton du bled" qui l'air de rien rentrera dans le crane de chacun d'entre nous pour y resté scotché pendant encore quelques années. C'était pas évident d'arriver avec cette boucle orientale mais Rim-K avait décidé de se faire plaisir pour son solo. Les origines ont toujours eu une place importante dans la musique de ce groupe. On retrouve d'ailleurs A.P. avec un "Tonton des îles" bien en-dessous de la qualité du titre de l'autre tonton mais néanmoins sympathique a écouter, surtout pour tous ceux qui comme moi ont connu les chaleurs tropicales des Antilles (pawol a ti mal hein Nico ?).
Et enfin le titre éponyme, gros hymne à la jeunesse des cités françaises. Déjà que Rim-K et A.P. ne sont pas vraiment reconnus pour rapper dans les temps, cette prod rapide de Mehdi s'inspirant du titre de Curtis Mayfield "Make me believe in you" n'arrange pas grand chose... Mais on s'en balance ! On écoute pas 113 pour la technique du flow, ni même pour leurs talents d'écriture, mais parce que de leur rap se dégage un côté "vrai", sincère avec eux-mêmes et avec leur public. Et quoi que les mauvais langues racontent, ils ont gardé cet état d'esprit 10 ans après leurs débuts discographiques.

Disons le clairement et n'ayons pas peur des mots, l'album tue, c'est tout ! Et c'est surtout dû au travail de DJ Mehdi qui, en cette fin de millénaire apocalyptique à base de piano/violon, nous apporta sur un plateau d'argent (ou plutôt de platine) cet album extra-terrestre gorgé d'influences électro et de ce fait bien en avance sur les autres. Evidemment le charisme des 3 rappeurs n'y est pas pour rien non plus. Grâce à ce disque, le 113 peut se vanter de faire parti de ces (trop) rares artistes de musique dit "urbaine" à avoir sorti un jour un disque populaire au sens noble du terme. Le genre de cd que tout le monde peut écouter en y trouvant son bonheur ! Malheureusement, "Les princes de la ville" n'aura jamais de digne successeur dans la discographie de Karim, Yohann & Mokobé. Peut-être que la 504 break chargée de 2 victoires de la musique amplement méritées sur le plateau d'un Michel Druker toujours aussi has-been, était devenu trop lourde pour rouler correctement sur l'autoroute du sans faute. Ou peut-être n'auraient-ils pas dû oublier le petit Mehdi sur une air de repos...